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Collection de radios anciennes

Certains collectionnent les timbres, d'autres les cartes postales, les capsules de bière ou les bagues de cigares, et que sais je encore...Tous les sujets sont bons, l'important, étant d'être passionné par le thème de sa collection.
Personnellement, je collectionne les postes de radio anciens, autrefois appelés postes de T.S.F. J'en ai rassemblé environ 180, qui couvrent la période allant du début des années 20 jusqu'en 1960, année à partir de laquelle le poste à transistors a relégué le poste à lampes au rayon des antiquités.
Durant près de 20 ans j'ai hanté les brocantes, les antiquaires, les ventes aux enchères spécialisées. J'en ai ramené de pays aussi lointains que l'Australie, la Nouvelle Zélande ou l'Argentine.
La radio, m'a toujours fasciné. Tout petit déjà je regardais à l'intérieur du poste de mes parents pour chercher à voir "le monsieur qui parlait à l'intérieur". Plus grand, je rêvais devant les noms des stations gravés sur la glace du cadran: Stockholm, Boston, Hilversum, Londres, Buenos Aires....villes qui me semblaient très lointaines et inaccessibles et que j'aurais eu beaucoup de mal à situer sur une carte.
La magie de la radio permettait de surfer sur les ondes et d'entendre ces voix venues d'ailleurs, auxquelles bien sûr je ne comprenais rien. Comme beaucoup d'enfants,, j'ai bricolé des postes à galène qui permettaient d'écouter la radio sans électricité et sans piles. La radio, je l'aimais tant que j'en ai fait mon métier. Elle est devenue l'électronique, qui a évolué à une vitesse prodigieuse avec l'apparition des transistors et des circuits intégrés, sans oublier la révolution informatique. En constituant cette collection je suis revenu à mes premières amours.
Dans un premier temps, j'ai entassé mes trouvailles dans le sous sol, puis en retraite, avec le temps libre retrouvé, je me suis mis au travail pour mettre ma collection en valeur, en l'enrichissant et surtout en restaurant les fruits de mes recherches. Après quelques années d'efforts la moitié d'entre eux sont en ordre de marche. Ils ont retrouvé la voix de leur jeunesse. C'est un long travail de patience car les pièces de rechange sont parfois très difficiles à trouver. Il faut aussi beaucoup d'huile de coude pour redonner de l'éclat et du brillant à ces vénérables ébénisteries, mais quelle émotion que d'entendre, la parole et la musique sortir de leurs entrailles après un demi siècle de silence et d'oubli au fond d'une cave. L'émotion est plus grande encore si le poste a appartenu à un être cher, aujourd'hui disparu.
Ces chers vieux postes de T.S.F.! rappelez vous du temps de votre jeunesse, dans les années 50, quand ils trônaient sur le buffet de la salle à manger, recouverts d'un napperon et entourés des photos de la famille. On écoutait la famille Duraton , les "radio crochets", les pièces de théâtre radiophoniques et l' arrivée des étapes du Tour de France. Au début des années 60, avec la venue des postes à transistors et celle de la télé, ils ont été relégués et oubliés dans les caves et les greniers, jusqu'à ce que des nostalgiques passionnés viennent les tirer de l'oubli, considérant qu'ils font partie de notre patrimoine comme témoins d'une époque déjà lointaine. Ils méritent à ce titre d'être traités avec le respect que l'on doit aux objets du passé
Si le sujet vous intéresse, faites moi le plaisir de visiter le site Internet que j'ai dédié à ma collection.

Pierre Lemesle